Nathalie Almont

Ozoir la ferrière, France

Dieu, j'en avais pas besoin !

Mon existence avait toujours eu un arrière-goût d'insatisfaction.

J'étais une enfant timide et “trop molasse comme son père” pour faire face à la vie me disait-on. Dans ma famille, il y  avait peu de dialogue, peu de communication et bien trop de différends. Montrer ses sentiments ou des gestes d'affection étaient rares. Cela avait fini par créer une carence dans mon coeur.

"Réussir dans la vie", voilà les mots que je n'avais cessé d'entendre. Il me fallait aller plus loin que ne l'avaient pu faire mes parents. Ceci est devenu comme le moteur de ma vie et influença fortement mes décisions, mes attitudes faisant de moi, quelqu’un d’intérieurement frustrée. Je n’étais pas en mesure d’apprécier ce que j’avais. Il y avait toujours mieux.  Et « ce mieux », c’étaient les autres qui le possédaient.

Prendre ma vie en main, était le seul moyen de combler cette insatisfaction grandissante en moi. Ma chance, c'était à moi de la saisir. Personne d'autre n'allait le faire pour moi. Je ne pouvais finalement compter que sur moi-même, ma propre volonté, mes propres forces, sur mes seules capacités.

Je croyais en Dieu et surtout en ce dicton " Aide-toi et le ciel t'aidera". Dicton que je croyais être quelque part dans la Bible. Dieu était d'abord la religion que j'avais héritée de mes parents. Puis ce fut l'institution qui régit ma scolarité. Cela avait éveillé en moi un attrait pour le religieux mais qui fut vite remplacé par d'autres choses bien plus attirantes.

Des années plus tard, prendre les rênes de ma vie se concrétisa dans la soif de réussir dans mes études. Je me sentais pleine d'assurance, confiante dans mes capacités. Un boulevard d'expériences nouvelles s'ouvrait devant moi.

Dieu, j'en avais pas besoin !

Mon avenir étaient entre mes mains, et seulement "les miennes". Jusqu'au jour, alors que j'étais étudiante, où je fus en contact avec une personne qui croyait en Dieu mais pas comme moi. C'était tout l'inverse de moi. Sa foi en Dieu allait jusqu'à une libre et totale dépendance en Dieu. J'en étais à la fois choquée et curieuse en même temps. "C'est absurde", me disais-je intérieurement. Chaque être humain doit faire sa part dans la vie. Rien ne tombe tout cuit dans la main et encore moins du ciel !

Cette foi m'agaçait et m'intriguait en même temps. Finalement, cette curiosité  me conduisit à me questionner sur Dieu. Ce Dieu laissé aux oubliettes quelque part, sur le chemin de ma vie.

Je finis par entendre cette parole de la Bible qui résonna en moi comme jamais auparavant. Ce Dieu qui avait donné son fils Jésus pour moi, voulait être proche de moi. Ce Dieu a toujours voulu faire partie de ma vie, et surtout il m'aimait profondément.

Mon coeur s'ouvrait à Dieu. Ce Dieu, qui pour moi, s'était plus occupé des autres que de ma petite existence.

Quelque chose d'irrésistible, et de fascinant à la fois grandissait en moi. Je ne peux le décrire qu'en ces mots : Dieu m'attirait. Alors que ce sentiment m'envahissait, je ressentais ma fragilité, ma petitesse, mon orgueil et la dureté de mon coeur soudainement mis en lumière. 

J'avais besoin de Dieu et bien plus que je ne l'aurai imaginé.

Avec l'aide de Dieu,  je compris cette différence entre réussir dans la vie et réussir sa vie. Dieu est venu renverser mes valeurs ancrées depuis si longtemps. Dieu m'aimait de manière inconditionnelle. Je compris que ni mes forces, ni la réussite humaine me donnait une identité et une place dans ce monde. Seul l'amour de Dieu inconditionnel me définit.

Une vie n’est réussie que si son auteur y est au centre. Et l’auteur, c’est Lui.

"Je ne te laisserait point, je ne t'abandonnerai point car je suis l'Eternel, ton Dieu" (Livres des Hébreux 13.5 - la Bible)

C’est mon histoire mais tes questionnements sont peut-être les mêmes. Sens-toi libre de me contacter, au moins juste pour échanger.

 

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