Linda Maillard

Noisiel, France

De la haine vers la liberté

Mes premiers souvenirs

Je m'appelle Linda. Mon premier souvenir me ramène à mes 2 ans. Ma mère essaie de m'attrapper pour m'embrasser. Je ne connais plus le lieu de ce souvenir, mais je reconnais ma mère et je me reconnais. J'en ai un autre. Nous sommes à table, prêts à manger, nous sommes nombreux. C'est un jour après l'église. Mon grand-père demande à la tablée qui veut prier pour remercier Dieu. Il me regarde en souriant et m'interpelle. Je lui réponds en tournant ma tête, intimidée. Je me souviens que je savais qui était Dieu, je savais qu'il était là, mais je ne savais pas assez bien parler, pas comme mon pasteur de grand-père. J'aimais Jésus, mes parents, ma soeur aînée, ma famille, mon église. Mon seul souci d'alors, c'était l'école. Je m'y sentais seule et pas en sécurité. Alors, j'ai commencé à parler à Jésus. Je savais aussi que quand j'avais peur la nuit, Jésus ne dormait pas.

Meurtrie, je ne l'ai dit à personne

Vers l'âge de 5 ans, un jeune homme de ma famille a porté la main sur mon intimité, à plusieurs reprises. Que se passait-il ? Je savais que c'était mal, que je ne le voulais pas. Alors pourquoi je me sentais si sale ? Évidemment, je ne l'ai dit à personne. Le seul à qui j'en ai parlé, c'est à Jésus. Un jour, mes parents ont décidé de quitter l'église que nous fréquentions. Toute la famille y est resté, et ma mère en a beaucoup souffert, car il s'agissait de ses parents. Ce fut un grand vide, et en même temps, quand j'y pense, le Seigneur avait éloigné ce jeune homme de moi. On est allé dans une église à Paris. J'y ai trouvé une nouvelle famille. Nous étions très proches du pasteur, de sa femme et de ses enfants.

J'avais peur des hommes et de la mort

Tout allait bien, en surface, car la peur des hommes et la peur de la mort s'étaient emparées de moi. Jésus était mon seul véritable ami. Il savait tout, je l'aimais et je savais qu'il m'aimait. Mon autre grand-père tomba malade brusquement un été. Mon père le conduisit à l'hôpital. Nous devions partir en vacances en Espagne. Le personnel nous assura que nous pouvions y aller. Un soir dans le camping où nous étions, mon oncle et ma tante vinrent nous apprendre que "pépé" avait une "leucémie". J'ai filé aux sanitaires et j'ai prié Jésus qu'il guérisse mon pépé chéri. Dans mon coeur, j'ai su que je ne le reverrai plus, mais j'ai ressenti la paix de Jésus, aucune tristesse. J'avais 8 ans. Pépé mourut le vingtième jour de son admission. Nous étions sur la route, j'étais juste triste de voir mon père si malheureux, lui qui était d'ordinaire si solide. Peu de temps après, mon père dû être opéré d'une tumeur à l'estomac. Lors de l'intervention, un caillot de sang se logea dans ses poumons. Le médecin dit à ma mère qu'il craignait une embolie pulmonaire, et que mon père pouvait mourir. Ma mère nous tint au courant. Je priais Jésus qu'il guérisse papa. Je sus alors que Jésus le gardait et que papa reviendrait.

De la haine vers la liberté

Quand ces tempêtes passèrent, mes craintes revinrent, et avec elles ma haine pour celui qui m'avait bien plus bléssée dans mon âme que dans mon corps. Une nuit, plus angoissée encore que les autres, je m'assis et priai Dieu de me délivrer de ma peur et de ma haine. Aujourd'hui, je réalise que tant que je haissais ce garçon, il gardait un ascendant sur moi. Je portais son péché comme s'il était le mien, et la peur de revivre son péché était un fardeau au quotidien. Lui avoir pardonné m'a permis d'être enfin libre. C'était son péché, pas le mien ! Je lui ai rendu, et ce fut à Dieu de s'en charger. En tout cas, moi, j'étais libre !

Jésus prend la place qu'on lui donne

Quand j'avais 10 ans, l'église que nous avions choisie avait grandi. Je continuais à vivre avec Jésus. Je parlais de lui à mes copines. J'ai donné mon coeur à Jésus un dimanche après-midi. Il s'est passé tant de choses depuis. J'ai rédigé ces phrases pour témoigner que Jésus est là où on l'accueille naturellement. Il fut là pour moi dès le début, j'ai choisi de lui donner sa place. 

Jésus est vivant !

J'ai tant d'autres témoignages de sa fidélité. Prions pour nos enfants et ayons la foi d'un enfant. Quand j'étais enfant, je croyais sans conditions, et je n'avais pas construit de mur entre le Ciel et moi. Quand je priais, il répondait. C'est tout !

Je t'encourage à lui laisser de la place dans ta vie. Tu verras, il agira aussi pour toi.

Amicalement,

Linda

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