Gaëlle B.

L'espérance ne trompe point!

 

Je suis mariée depuis quatre ans et demi. Cela faisait trois ans et demi que mon mari et moi soupirions après un enfant.  À l’âge de 17 ans, les médecins ont découvert que j'étais atteinte du  Syndrôme des Ovaires Polykystiques. Je n'avais presque pas de cycles, et  donc aucune chance de tomber enceinte. En 2013, la  gynécologue m'avait dit que mes ovaires étaient tellement atteints que je ne pourrai pas avoir d'enfant naturellement. Lorsqu'elle m'a annoncé  cela, mon coeur  s'est brisé. Je n'avais jamais ressenti une aussi grande peine et une aussi grande douleur de ma vie.

La Promesse

L'année dernière,  nous avons consulté un gynécologue qui nous a remis une lettre pour commencer une PMA (procréation médicalement assistée). Mais ce n'était pas ce que Dieu avait mis sur mon coeur. En effet, le 1er janvier 2015, je reçus une parole de l'Éternel: "Je mettrai un chemin dans le désert,  et des fleuves dans la solitude"  Ésaïe 43:19 . Je gardais cette parole dans mon coeur et je la serrais précieusement. Toutefois, la douleur et le découragement venaient souvent frapper à la porte de mon coeur et mes larmes coulaient malgré moi. La souffrance était morale et il n'y avait aucun traitement qui pouvait me rendre la joie et la paix… à part le secours de celui qui m'avait créée et qui me connaissait mieux que moi-même.

L'année 2015 fut une année difficile car elle  fut ponctuée d'espoir mais aussi de désespoir. Parfois je reprenais courage, mais l'ennemi m'attaquait de plus en plus.

Entre espoir et tristesse

Je me retrouvais souvent en train de pleurer et de me morfondre. Je n'avais plus de force. Un dimanche du mois d'avril, une soeur de l'église, à la fin d'un culte, vint vers moi et me dit : "Dieu me dit de te dire qu'il t'accorde ce que ton coeur désire". Je repris alors espoir car au fond de moi, je savais que toutes les fibres de mon corps criaient après un enfant.

Les mois passaient, et je ne voyais  toujours rien. Dans ma tête résonnait la promesse de Dieu pour moi, mais dans mes oreilles résonnait la voix de l'ennemi qui me rappelait ma maladie et mon infertilité.  À la fin de l'année 2015, le pasteur a prié pour moi, m'encourageant à persévérer. Un frère vint aussi me voir à la fin d'un culte, me disant " ma soeur, si la promesse tarde, attends-la car elle s'accomplira".

L'accomplissement

Enfin au mois de janvier 2016, je me retrouvais aux urgences à cause d'un terrible mal de ventre. Dans la salle d'attente, une femme enceinte, assise près de moi disait à son amie, elle aussi enceinte (il s'agissait du service gynécologie, il y avait donc pas mal de femmes enceintes) "la pire chose qui puisse arriver à une femme c'est de ne pas pouvoir donner la vie". Ces paroles m'ont traversée  et ont emporté avec elles le peu d'espoir qui m'animait. J'étais à présent complètement brisée et courbée par la douleur morale. Pourtant,  la promesse résonnait de nouveau dans mon coeur.

Quelques jours après, je parlais à un frère et ami de ma peine. Celui-ci me dit " Écoute, l' Éternel a mis quelque chose sur mon coeur pour toi : Cette année même tu seras enceinte, tu deviendras mère". Alors j'ai décidé de saisir une bonne fois pour toute la promesse de Dieu. Dans mon ultime prière pour ce sujet, agenouillée, dans ma chambre, je priais avec le peu de foi que j'avais, non plus pour avoir un enfant, mais je remerciais déjà Dieu pour l'enfant qu'il allait me donner. Ma mère, qui m'avait soutenue depuis le début de ce combat me pria de lire Luc 1:45 " Heureuse celle qui a cru, parce que les choses qui lui ont été dites de la part du Seigneur auront leur accomplissement." Je saisis cette parole qui me confortait dans mon idée de croire en la parole que Dieu avait déposé dans mon coeur. Il allait agir. Il allait transformer le désert qu'était mon corps , il ferait jaillir des fleuves dans ma solitude et essuierait mes larmes.

Une soeur, qui avait traversé la même épreuve que moi et qui avait été bénie en devenant mère me dit : "  Est- ce que tu crois qu'il peut le faire ?"  Je lui répondis "  Oui, j'en suis convaincue". Le 11 février 2016, jour de mon anniversaire, j'appris que j'étais enceinte.

Aujourd'hui…

Dieu ne ment pas. Ma petite Abby est née le 15 octobre 2016. C'est la grâce de l'Éternel. Dieu ne m'avait jamais abandonnée. Il avait juste un temps précis pour accomplir sa promesse. J'encourage toutes les femmes qui sont dans mon cas  à prier, à persévérer, malgré le constat médical.  N'abandonnez jamais l'espérance. Dieu a dit : " Multipliez", comme me l'a rappelé une soeur qui est aussi mon amie. Il n'ira jamais contre sa propre parole. Les femmes stériles de l'Ancien Testament ont été guéries. Alors croyez, et remerciez Dieu déjà pour l'enfant qu'il va tisser dans votre sein.

Que Dieu vous bénisse.

Gaëlle

 

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