Salomon Megnanou

Des émeutes à serviteur de Jésus !

Je m’appelle Salomon, je suis né en Côte d’ivoire dans une famille de 4 enfants dont je suis l’ainé.

J’ai grandi dans une famille chrétienne, mon père avait une entreprise de gardiennage et ma mère était comptable. J’avais 4 ans lorsque mon père fut emprisonné pour de fausses accusations. J’ai vu ma mère se battre pour s’occuper de ses enfants et subvenir aux besoins de la famille. Je garde, dans mes souvenirs d’enfant, les visites en prison pour voir mon père, mes cris à chaque fin de parloir et les pleurs de ma mère déboussolée par cette situation. Situation assez traumatisante d’ailleurs. Toutes ces choses restèrent gravées dans ma conscience d’enfant encore innocent.

Mon père sortit quelques années plus tard et notre vie familiale a reprit son équilibre. Nous habitions une grande maison grâce à une bonne situation sociale. Puis l’eau coula sous les ponts comme à son habitude jusqu’en 2002. 2002, année durant laquelle la guerre éclata ; nous avons été contraints de quitter le pays. Nous sommes arrivés en France, le pays de la liberté, de l’égalité et de la fraternité, pays pour lequel mon grand-père s’était engagé pendant la Deuxième Guerre Mondiale pour défendre la mère-patrie, comme il aimait l’appeler.

Nous sommes arrivés en banlieue ; je dois dire que c’était un grand chamboulement. Je laisse derrière moi notre grande maison, mes amis, mes jouets et tous mes souvenirs d’enfance pour habiter dans une cité avec de grandes tours à perte de vue. Très vite dans la cité il faut s’imposer, faire sa place, ne pas se faire marcher sur les pieds, Alors, j’ai commencé à m’endurcir. Je traînais avec Moussa, Mohamed, Kader, Mamadou et Julien dans les gares, dans les centres commerciaux, et en bas des tours.

J'ai touché aux choses illicites et suis devenu violent. Entouré de filles, je vivais la nuit. A l’image des tours, j'étais dégradé et abîmé par la vie en cité, sans but et sans vision. En 2005, j'ai fait partie des jeunes qui ont commencé les émeutes à Clichy-sous-Bois suite à la mort des deux jeunes Bouna et Zied dans une centrale électrique. Les émeutes furent sans précédent et devinrent très vite un mouvement de revendication et de protestation sociale. Rapidement, par effet boule de neige, les villes voisines rejoignirent le mouvement ainsi que toutes les banlieues de l'île de France, les provinces françaises, quelques villes en Europe et dans le monde. Ce fut la panique jusqu’au sommet de l’état. Après coup, ces scènes de guérilla… M’ont traumatisé.

Quelques années après cet épisode dramatique, arrivé au bout de ma vie et de la façon dont je la menais, je me posais une myriade de questions sur ma vie, mon avenir, ma destinée. C’est à ce moment-là que j’ai été invité par une connaissance dans une église. Après le sermon, j'ai compris l'amour de Dieu pour moi et le pardon accessible grâce au sacrifice de Jésus pour mes péchés. Je réalisais et confessais toutes mes fautes. Dieu comblait ma vie et répondait à toutes mes questions.

Depuis ce jour, ma vie a littéralement changé car j’ai été métamorphosé par l’amour du Christ.

Si tu as des questions, écris-moi, je serai là pour toi !

Salomon

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