Verohanta

J’étais condamnée, mais maintenant, je vis !

Je suis d'origine malgache et ma vie a été marquée par une santé qui s’est dégradée au fil des ans. J’ai eu entre les mains des diagnostics des plus alarmants, et j’étais, semble-t-il, condamnée. Sauf que Dieu n’avait pas dit son dernier mot…

Tout démarre à la rentrée 2015

Mi-septembre 2015, j'ai été contactée en urgence par mon ophtalmologue qui voulait me voir assez rapidement. Il m'a informée que le glaucome détecté six mois auparavant évoluait très vite et que la chirurgie au laser pour stopper le développement de la maladie serait envisagée. Deux mois après, j'ai été opérée et tout s'est bien déroulé.

Six mois après, un autre problème surgit : je suis obligée de porter un appareil respiratoire en raison d’une d’importante apnée du sommeil. Puis, une toux sèche persiste, malgré les antibiotiques, me plongeant progressivement dans l’épuisement.

Avril 2016, de nombreux examens médicaux se sont succédés car l’état de ma santé ne s’améliorait pas. Les consultations avec le médecin traitant devenaient ma routine mais je continuais à travailler malgré mon épuisement, sans aucun soulagement.

Devant mon historique de santé et mon état général alarmant, j'ai fini par consulter un autre cabinet médical où une radiographie et un scanner m'ont été prescrits.

La peur du cancer

Un nodule pulmonaire de 1,80 cm de diamètre est apparu qu'il fallait surveiller. Pour ne pas inquiéter mes proches, j'ai gardé cette nouvelle et me confiais à Jésus, mon Sauveur dans la prière. Quant à mon mari, il n'en savait pas plus que : "à surveiller”.

Dix mois plus tard, mon pneumologue a constaté le grossissement du nodule et a opté pour la chirurgie. La peur d'avoir le cancer s'est installée en moi jusqu'à m’affaiblir peu à peu, malgré ma foi en Dieu. J’avais des doutes et des questions mais je restais confiante, joyeuse et vivante au sein de ma famille.

Le chirurgien ne peut rien pour moi

Après un bilan pré-opératoire, une autre terrible nouvelle est venue me frapper : mon cœur est atteint, après mes poumons. Il m'est interdit de travailler et de faire des efforts physiques. De plus, toute émotion forte pourrait m'être fatale.

S'en est suivie toute une batterie d'examens. Puis, le chirurgien en cardiovasculaire nous a reçus, mon mari et moi. Il nous a montré le CD du scanner qui était impressionnant. Ce jour-là, nous espérions recevoir une date pour l'intervention mais il nous a informés qu'il ne pourrait rien faire pour moi… Je restais dans le silence, me répétant dans le silence, malgré ma peur, que le Seigneur était avec moi…

Mon dossier médical est transféré à une grande faculté de médecine située à plus de 100 km de notre domicile. L'attente était très longue. La pneumologue a présenté mon dossier à une commission extraordinaire des trois services : cardiologie, neurologie et pneumologie. Car l'intervention des poumons n'éviterait pas les séquelles diagnostiquées à 99 %. Pour extraire le nodule pulmonaire, ce qui était inévitable, il fallait auparavant résoudre mes problèmes cardiovasculaires.

Durant cette attente interminable, j’ai été soutenue par des visites régulières de mon pasteur, d’autres membres de mon église et des chaînes de prière.

Je me prépare à mourir

Alors que je sombrais dans la maladie, la Bible et la prière avec mon mari me soutenant, je me préparais à partir ; j’étais prête, j’avais fait la paix avec Dieu. Enfin, après des mois d’attente, une date d’opération m’est proposée. J’avais “décidé” de mourir, mais si cette opération me sauvait malgré les risques encourus ? L’intervention chirurgicale s’est faite en plusieurs temps : trois opérations en quatre mois ont été nécessaires. Pourtant, le chirurgien qui se voulait malgré tout rassurant, m’avait avoué ne pas “savoir comment faire”. Mais j’étais confiante que Jésus guiderait sa main… Et tout s’est bien passé !

Mon heure n’est pas encore arrivée et je vis !

Aujourd'hui, on sait que mes graves ennuis de santé ont été la conséquence d’une malformation congénitale, ce que j’ignorais à l’époque. J’ai dû être réanimée à ma naissance et je suis restée fragile jusqu’à mes 10-12 ans. Le sport m’a maintenue en bonne forme, jusqu’à ce que des complications se présentent et me conduisent aux portes de la mort.

Aujourd’hui, j’ai la conviction que mon heure n'est pas encore arrivée et que Dieu attend quelque chose de ma part, comme ma fidélité, mon témoignage à travers ce parcours difficile. Et je dois continuer à prendre soin de mon corps.

Après la lobectomie moyenne, la tumeur, qui avait été détectée, est bénigne, même si elle reste rare. Près de vingt mois d'arrêt maladie de longue durée sont passés, et je viens de reprendre le travail début 2019, en mi-temps thérapeutique.

L'amour de Dieu est grand, sa grâce est infinie. Alors que tout semble parfois désespéré, sans issue, Dieu n’a pas dit son dernier mot. Il est le Dieu qui guérit, et parfois, il utilise la main de l’homme pour le faire. Lui faire confiance, m’appuyer sur sa Parole, la prière, m’a permis de tenir le coup, en dépit de la gravité. Quelle que soit ta situation, elle n’échappe pas à Dieu qui est au-dessus de tout. Garde courage et attends-toi à lui.

C’est toujours Dieu qui a le mot de la fin !

Verohanta

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